La mondialisation résulte de l’accroissement de la circulation des
marchandises, des capitaux, mais aussi des hommes et de l’information, à
travers le monde. Elle entraîne des bouleversements dans les économies des
pays développées comme dans celles des pays en développement. L’objectif de
cette session est de présenter les outils de la recherche économique récente
qui permettent de mesurer la mondialisation sous ses diverses dimensions et
d’en analyser les effets sur la croissance et sur les inégalités. On pourra
également discuter des formes de gouvernance globales existantes ou à
construire, dans un contexte où le rôle des Etats est profondément modifié.
La croissance économique suffit-elle à réduire la pauvreté dans les pays en développement et les politiques macroéconomiques permettent-elles d’agir efficacement ? Les débats sont intenses. En pratique, les approches globales sont doublées d’une multitude d’interventions locales et ciblées. Celles-ci donnent lieu à des évaluations qui s’appuient sur des méthodes d’évaluation des politiques publiques de plus en plus rigoureuses. Entre l’inefficacité des Etats et les imperfections du marché, le chemin est souvent étroit, et le succès des mesures de lutte contre la pauvreté dépend du cadre institutionnel, auquel les économistes portent une attention croissante. De manière générale, la littérature empirique récente reprend, avec de nouveaux outils, l’analyse causale du rôle des institutions sur le développement, et notamment du legs colonial.
L’analyse des comportements d’innovation des entreprises permet de réfléchir au cadre concurrentiel le plus favorable à l’innovation et à la croissance. Faut-il protéger les entreprises et subventionner la recherche-développement ou faut-il ouvrir les marchés pour favoriser l’entrée des firmes innovantes ? Quel est le rôle de la politique industrielle ? On s’appuiera, d’une part sur les analyses microéconomiques des entreprises et, d’autre part, sur les nouvelles théories de la croissance, en particulier les approches schumpéteriennes qui mettent l’accent sur les création-destruction d’entreprises. Le rôle des politiques de formation sera également discuté.